Un cabinet de curiosités de la vallée ?

La notion de curiosité nous a amené d’un glanage dans les rues du quartier à celle des cabinets de curiosité, où les notables humanistes de jadis réunissaient des objets insolites ou venus d’ailleurs.

, par Michel Bastin

MIRABILIA Les cabinets de curiosités d’hier à aujourd’hui

L’année 2015 avait commencé en beauté avec la conférence-spectacle MIRABILIA, donnée le 15 janvier 2017, par Isabelle Dumont, Actrice, créatrice de spectacle et de conférences scéniques, chercheuse curieuse.

Retrouvez ici les photos de la soirée par Jean-Marie Lison.

A propos d’Isabelle DUMONT : suivre ce lien

Invitation à la soirée du 15 janvier 2017

Création d’un Cabinet collectif des curiosités du quartier.

Nous avions invité I Dumont parce que nous envisagions la création d’un Cabinet des curiosités de la vallée - cette proposition n’a pu se réaliser jusqu’à présent, mais reste présente dans un coin de notre esprit.

Nous y aurions réuniri mille objets (enfin, un peu moins !) de nos multiples glanages de la vallée : objets extraordinaires ou ordinaires, végétaux, animaux, cartes anciennes ou futuristes, maquettes, objets artistiques ou scientifiques, objets venus du lointain, objets du quotidien, objets comestibles ou jetables, lignes du temps, schémas, semences, images et sons captés... objets perçus dans leur relations !

Ces objets et leurs relations, sortis de leur milieu « naturel » et placés dans un lieu où ils auraient pu signifier autre chose, auraient pu devenir ainsi des sémiophores (objets visibles investis de significations). Ce qui nous a amené à explorer un autre champ...

A propos des Cabinets de curiosités...

Aux débuts des « Temps modernes » (XVI°-XVII° s.), de riches lettrés collectionnaient dans leurs Cabinets particuliers des objets singuliers, que les explorateurs ramenaient du « Nouveau monde » : carapaces de tortues ou fétiches, coquillages bigarrés ou dents de narval… mais aussi des engins scientifiques… Autant de mirabilia – choses qui valent la peine d’être vues.

Ces chambres des merveilles nées à la Renaissance constituent aujourd’hui des laboratoires d’intelligence transversale et collective, où de nouveaux liens s’envisagent entre nature et culture, sciences et arts, héritage et innovation, réel et imaginaire, curiosité et connaissance…//

Pour en savoir plus les cabinets de curiosités : http://curiositas.org, site réalisé par des chercheurs de l’Université de Poitiers

La création Cabinet des curiosités du quartier comme la réalisation des balades vertes et bleues pourraient constituer autant de prétextes pour une exploration de la ville et de ses communs, tels que l’eau , la biodiversité, le patrimoine et tant de choses qui ne demandent qu’à attirer notre curiosité, notre attention...

Les glaneuses, Jean-François MILLET (1857, Paris, Musée d’Orsay)

Grand glanage du quartier

Auparavant déjà, nous avions proposé, un peu dans le même esprit, un glanage dans le quartier...

Texte d’invitation à ce rendez-vous.

Glaner, c’est ramasser les restes après une récolte. Mais c’est aussi récupérer des objets matériels ou non pour en tirer quelque chose...

Jouons à ramasser en groupes ou en familles objets insolites ou usuels, graines, coquilles, plumes, feuilles mortes, éléments liés à l’eau, au paysage ou au patrimoine, sons, bouts d’histoires, images, etc. qui nous alimenteront un futur cabinet des curiosités *.

Ce faisant, nous apprendrons à regarder ce petit territoire que nous croyons connaître. Nous ferons raconter des histoires à toutes ces choses.