Scénariser le paysage

Approche d’une méthode pour composer avec les humains, l’eau et les non-humains

Parler d’une telle gestion intégrée de l’eau de pluie élargie c’est par définition parler plus que de l’eau,
mais de territoire et de paysage. Il s’agit en effet de lier l’eau au sol, à la nécessité de désimperméabiliser ce dernier (retirer le goudron et le béton), à la nappe phréatique, à ses
résurgences et sources. C’est parler nécessairement de la flore et de son adaptation à un milieu changeant qui dépasse les frontières des parcelles privées ou des espaces publics, etc.

Chaque mètre cube d’eau qui ne va pas aux égouts, mais qui trouve un cheminement nouveau par l’infiltration Infiltration Représente la quantité d’eau pluviale qui percole par gravité dans un sol, naturel ou non. La capacité d’infiltration d’un sol, ou perméabilité, dépend de sa nature (porosité, composition) et de sa teneur originelle en eau. Ainsi, une surface bitumée sera qualifiée d’imperméable (infiltration faible) tandis qu’un sol sableux sera qualifié de très perméable (infiltration importante). ou non (parce que l’on ne peut pas toujours infiltrer à la source) se traduit en une
modification du paysage. Le paysage est le fruit d’un assemblage d’une multitude d’actions dues à des acteurs humains ou des actants non-humains que ce soit à la petite échelle de la parcelle ou à la vision de large échelle du sous-bassin versant Bassin versant Ensemble de l’espace géographique à l’intérieur duquel les eaux pluviales s’écoulent vers un même exutoire. La limite de cet espace est défini par les points les plus élevés (crêtes) qui déterminent la direction d’écoulement. L’exutoire est généralement un cours d’eau situé en fond de vallée, mais à Bruxelles, où de nombreux ruisseaux ont été enterrés, il est souvent remplacé par un collecteur d’égout. , en passant par les voiries, les parc, etc. Mais plus qu’un assemblage cela peut devenir une composition...

la particularité du travail du paysage est en effet qu’il traduit des aspects techniques, volumétriques, quantitatifs en éléments esthétiques et sensibles passant du nécessaire ou impératif et réglementaire au voulu et désirable, reliant les humains, les non-humains à la vie somme toute, au territoire et jusqu’à une ligne d’horizon commune.

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