Un appel aux mémoires
L’invitation sous forme de carte postale, s’adressait ainsi aux habitant-es :
« Vous avez des souvenirs, vous avez entendu des histoires au sujet de l’eau à Berchem-Sainte-Agathe, des sources, des puits ?
A propos des sources, des ruisseaux existants ou disparus, des utilisations de l’eau ? »
Nous vous invitons à un moment d’échanges autour d’un goûter » pour raconter ou écouter « les histoires d’eau...
Pour mieux comprendre l’hydrologie
Hydrologie
Science se référant au cycle de l’eau sur Terre, c’est-à-dire aux échanges et aux flux entre l’atmosphère, la surface terrestre et son sous-sol.
locale
Pour imaginer des propositions alternatives de gestion de l’eau... »
En préparation de cette rencontre, les EGEB (Camille H. et Michel B.) ont consulté des ouvrages sur l’histoire de Berchem-Sainte-Agathe.
L’animation partait de questions, s’égrenant tout au long du diaporama (voir ici) que nous avons projeté, et qui invitaient à faire part de connaissances, de suggestions aussi autour d’une vingtaine de « lieux d’eau » de la commune, actuels ou disparus : sources, vallons, ruisseaux, zones humides, ouvrages hydrauliques ainsi que l’un ou l’autre lieu emblématique de la commune.
Un fonctionnaire de la Commune avait transmis par courriel des informations (précieuses) que nous avons reprises dans la synthèse de cette rencontre (dont les éléments principaux ont été injectés dans la carte de synthèse du quatrième café des savoirs du Molenbeek).

Jet d’eau dans le jardin de l’ancien Château des Maricolles, détruit dans les années 60 (archives de l’Université de Gand)
Quelques points d’attention ressortaient de la rencontre :
(En résumé)
- il y a de nombreuses sources et puits autour du village de Berchem-Sainte-Agathe
- la nappe phréatique Nappe phréatique Masse d’eau que l’on rencontre à faible profondeur. Contenue dans des roches perméables (à Bruxelles des sables), l’eau des nappes phréatiques est « libre », elle « ressort » naturellement (sources) ou par exploitation (drainage, pompage,...). L’aquifère est le contenant (la roche où circule l’eau) et la nappe phréatique le contenu (l’eau qui circule dans la roche). D’après et Bruxelles Environnement. y est apparemment abondante et… « perchée » ? - la présence de brasseries dans le cœur villageois est un signe qui ne trompe pas. Ces industries s’installaient alors là où l’eau abondait.
- on a aussi parlé des citernes anciennes (éviter qu’elles soient supprimées lors de travaux de rénovation)
On a aussi évoqué les traces de l’ancien paysage, les toponymes qui nous le racontent, et les ruisseaux fantômes. Celui qui coule au creux du Bois de Wilder et dont on retrouve difficilement la trace sur les cartes anciennes, dont il reste aussi une trace plus en aval, un fossé
Fossé
Dans l’Atlas des cours d’eau non navigables ni flottables, sont repris les fossés qui revêtent une importance manifeste pour le réseau hydrographique de par le rôle qu’ils peuvent jouer à savoir pour le développement de la biodiversité et la prévention des risques d’inondation (tamponnage, rétention temporaire).
Ces fossés ne sont pas alimentés en continu par de l’eau et peuvent être provisoirement à sec.
dans le « Bois de l’Azur »...
On a émis l’idée d’un inventaire des sources, puits et citernes dans le quartier ?
Il a été question des cimetières : quid de l’impact en termes de pollution des eaux ?
Et des potagers et de quelles eaux les potagistes utilisent. Les eaux du ruisseau étant – selon Bruxelles Environnement, polluées du fait de la proximité des cimetières, l’administration en question recommandait de ne pas les utiliser.
Et puis, on a traité des traces historiques (anciens usages de l’eau) et leur intérêt éducatif.
Enfin, on a évoqué un projet qui était alors dans les cartons et a connu par la suite une consécration : le ru du Cognassier. Mais ceci est un autre récit, en parallèle, que l’on peut retrouver ici.
Ci-dessous : l’insolite du jour. Un zoo semble bien avoir connu une existence éphémère, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, ce, sur le territoire de Zellik, à quelques pas de la Gare de Berchem-Sainte-Agathe.

