Description
> Inspiré par le principe de la collecte de déchet enterrée, la citerne enterrée permet de récolter de grandes quantités d’eau de pluie.
> Alimentation par plusieurs descentes d’eau pluviale déconnectées et dirigées dans le plan du revêtement de sol - pas de conflit avec les éventuels impétrants.
> La partie émergée permet d’aménager une assise ou d’y poser un récipient pour transporter l’eau.
> Principe d’installation : citerne préfabriquée insé- rée dans une réservation réalisée dans la voirie.
> Une pompe permet de prélever l’eau.
> Volume : jusqu’à 5000 L. Possibilité de disposer ces citernes en série raccordées les unes aux autres.
Contexte de la cocréation
A l’occasion d’une marche exploratoire dans le bas de Forest, dans le périmètre du Contrat de Quartier durable Wiels-Sur-Senne, l’attention du groupe s’est arrêtée sur plusieurs situations déconcertantes. On aura appris que, parfois, ce qui motive la cocréation c’est la confrontation à l’absurde. Ce jour de promenade en cet automne 2019 ne fut pas sans plaisir.
Premier temps, rue Wafelaert — Une descente d’eau pluviale est directement canalisée jusqu’à la rigole de la voirie, il y a aussi un robinet extérieur destiné à l’entretien du trottoir et un arbre isolé dont l’arrosage est probablement assuré par les services communaux par un camion-citerne. Information prise, l’évacuation de l’eau de pluie, l’entretien du trottoir et l’arrosage de l’arbre sont gérés séparément comme des problématiques cloisonnées alors qu’une solution technique créative pourrait résoudre cette équation assez simple.
Deuxième temps, Parvis Saint-Antoine — Le nouvel aménagement de la place - certes assez qualitatif - comprend une série de rigoles qui dirigent l’eau de ruissellement d’abord vers un dispositif tampon ensuite vers l’égout. De nombreuses descentes d’eau pluviale sont visibles, sur l’église et sur certains bâtiments ceinturant cette place. Mais les arbres eux sont très probablement dans une situation qui nécessite un arrosage par camion-citerne.

De nouveau, chaque problématique est gérée indépendamment les unes des autres.
De nouveau, chaque problématique est gérée indépendamment les unes des autres. Ces deux exemples, parmis d’autres, témoignent que les choses ne dialoguent pas suffisamment entre elles. Il nous arrive probablement souvent de nous retrouver devant des situations déconcertantes sur lesquelles nous n’avons pas toujours prise.
Comme pour le banc-citerne, nous imaginons alors un dispositif qui peut être aménagé dans différents type d’espace public : emplacement de voiture, dans une rue, un croisement ou une place, etc.

Avantages
> Nouveau dispositif de gestion des eaux pluviales qui permet de réarticuler des problématiques traitées distinctement, cette solution issue d’un processus de cocréation agence de façon créative divers désirs qui traversent les habitant.e.s de la ville d’aujourd’hui.
> A la fois point d’eau disponible dans l’espace public pour différents usages (arrosage, entretien,...) et mobilier convivial ce dispositif favorise d’autres pratiques et un autre rapport à la ville.


